Éditorial INFOLETTRE N°21

Josette Morane-Simpson, peintre


L’art on le sait, peut être ce qui permet aux hommes d’échapper à la réalité ; il peut être le mensonge embellissant, le fantasme, l’imagination, le doux rêve, << la narcose légère >>dira Freud qui nous console de la souffrance d’exister en nous permettant, l’espace d’un instant, d’oublier le monde, de nous en détourner. ( B.Olivennes)

Je suis partie d’une expérience familiale, la maison regorgeait de peintures impressionnistes du père, j’ai dessiné les nus de Renoir. Adulte j’ai suivi des stages aux Beaux Arts de Paris guidée par Pierre Faure .

Lorsque j’ai pu arrêter de travailler j’ai suivi les cours de l’Ecole d’Etampes pour le portrait et la composition. « Visez  Cézanne ou Morandi » nous conseillait un des peintres, mantra que j’ai adopté. Des bouteilles de céramique, des pots, boites ont peuplé mon univers clos, monastique.

« L’œuvre nous dit presque tout, elle est la confession de son auteur » (B.Olivennes).

Je suis tombée en amour de la nature morte, je pouvais répéter, reproduire, créer des variations.
J’étais libre ! J’ai exposé et j’ai trouvé mes acheteurs. La composition devint mon véritable travail même si l’on me dit coloriste .
Je reste fidèle à Braque, Morandi et Bonnard pour la couleur et le sentiment.
Mes scènes d’intérieur, autre sujet de prédilection récurrent ne sont pas des cartes postales mais des pages de mon journal intime, j’écris presqu’autant que je peins. Chaque jour, chronique du temps présent et passé .
Alors à dire que la peinture est un moyen d’expression oui. C ‘est ainsi que je me suis spontanément orientée vers les mosaïques, les motifs abstraits, des vitraux, depuis quelques mois .
Travail que je présenterai Chez Acanthe en Février- Mars de cette année.
Un conseil à donner à ceux qui veulent s’engager dans la peinture ? Se tourner vers les grands et les copier, longuement avant de trouver soi-même ce que l’on aurait à dire pour enchanter le petit monde autour de soi .

Josette Morane -Simpson